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Spectacles saison 2008 - 2009

Repères
 Les diablogues
 Les Belles-Soeurs
 Variations
 Coin St-Laurent

 

 Les diablogues
de Roland Dubillard
mise en scène de Stéfan Perreault et Véronick Raymond
avec Andrée Charbonneau, Annie Roy, Carl Brabant, Céline Cossette, Christiane Paillé, Danielle Barbeau, Gaële Cluzel-Gouriou, Isabelle Dallafior, Jacques Lefebvre, Julie Garceau, June L'Ecuyer, Martine Belleau, Mélanie Desrosiers, Nadia Fontaine, Patrice Madgin, Sylvain Deslauriers, Véronique Bessette

Représentations du 19/11/2008 au 29/11/2008 (Mainline, 3997, boul. St-Laurent, Montréal)
Durée de la pièce 120 minutes

Synopsis
Assistance à la mise en scène: Geneviève Fortier-Moreau et Pierre Ménard
Direction de production: Christine Drouin

À travers une vingtaine de courts tableaux tantôt tendres, tantôt d’une froide violence, et sur un ton comique et absurde, la pièce Les diablogues permet de faire connaissance avec l’entourage de Georges et Paulette, deux êtres aussi insaisissables que leur époque. Alternant entre naïveté et cruauté, les nombreux personnages cherchent un sens à leur vie, un matériau pour combler le vide, une sensation pour s’assurer qu’ils ne sont pas morts ou un moyen de geler ce qui leur rappelle qu’ils sont malheureusement bien vivants. Sur le ton badin du sketch à deux voix, la mise en scène est assurée conjointement par Stéfan Perreault et Véronick Raymond, collaborateurs de longue date au théâtre.

 Les Belles-Soeurs
de Michel Tremblay
mise en scène de Stéfan Perreault
avec Annie Genois, Annie Roy, Catrine Demers, Cécile Marchand, Frédérique Proulx, Geneviève Fortier-Moreau, Hélène Chrétien, Isabelle Dallafior, Jean Cliche, Katherine Bolduc, Katrine Richard, Lili Marcil, Mychelle Boulet, Roxanne Lapointe

Représentations du 18/02/2009 au 28/02/2009 (Espace Geordie, 4001 Berri, Montréal)
Durée de la pièce 120 minutes

Mot du metteur en scène
Cette pièce, intemporelle, parle d’elle-même… et de nous, surtout! C’est pourquoi j’ai eu envie de la réinvestir avec une nouvelle distribution.

Mesdames les comédiennes et monsieur le comédien, vous êtes un groupe magnifique, j’ai adoré travailler avec vous et je vous aime de tout cœur. Christine et Véronick, merci d’être là, à veiller à ce que tout arrive sans qu’on s’en aperçoive. À l’équipe permanente de production, aux anciens comme aux nouveaux membres de la troupe, merci de faire partie de cette folle aventure.

Et à vous public fidèle, bonne et belle soirée de théâtre!
Stéfan Perreault

Synopsis
Avant Michel Tremblay, le théâtre québécois n’existait pas : on parlait de théâtre canadien-français et le répertoire dont il était question était assez limité. S’inspirant de multiples styles, sources et matériaux, Michel Tremblay élabore à partir des années soixante – et continue de le faire présentement – une œuvre d’une richesse fabuleuse : théâtre, roman, opéra, contes et nouvelles, tout y passe!

Né en 1942 à Montréal sur la rue Fabre, Michel Tremblay écrit dès l’âge de seize ans. Sa première pièce Le Train, écrite en 1959, lui vaudra le premier prix du Concours des jeunes auteurs de Radio-Canada. Sa seconde pièce, Les Belles-Sœurs, dont l’écriture remonte à 1965, sera lue publiquement au CEAD en mars 1968 et jouée pour la première fois en août 1968. C’est grâce aux efforts soutenus de Denise Filiatrault que le Théâtre du Rideau Vert acceptera de prendre le risque de présenter cette pièce d’un nouveau genre au Québec et dont la langue « jouale » surprend tant à l’époque!

Dès sa première, Les Belles-Sœurs génère donc éloges et controverse : si le Devoir parlait de chef-d'oeuvre, d'autres parlaient d'une horreur. Bien que le débat dure un certain temps, c’est la pièce de Tremblay qui l’emporte sur ses détracteurs : près de quarante ans plus tard, Les Belles-Sœurs a été traduite en plusieurs langues et continue d’être jouée un peu partout à travers le monde. Ici à Montréal, elle a même été jouée en yiddish!

L’histoire de ce classique qui a passé le cap de la quarantaine se résume ainsi : dans la cuisine de Germaine Lauzon, se retrouvent quinze femmes pour une corvée de collage du million de timbres-primes Goldstar gagné par leur hôtesse dans un concours. Si l’histoire semble simple, le sous-texte et les interactions ne le sont guère. Pendant que les hommes sont à l’usine, les femmes sont enfermées dans leurs cuisines, aliénées par leur incapacité à communiquer entre elles et dépassées par les transformations sociales qui se trament sous leurs balcons et sur leurs écrans de télévision. Trahisons, jalousies, vies de femmes dans le Montréal ouvrier catholique, en pleine Révolution tranquille : l’ensemble offre un tableau surprenant d'un passé pourtant pas si lointain!

Véronick Raymond

 Variations
de David Ives
mise en scène de Serge Mandeville
avec Christine Vallée-Vachon, Émilie Miskdjian, Laurie Coignet, Marika Audet-Lapointe, Martine Robergeau, Pascal Delorme, Patrice Wiedmann, Pierre-Alexandre Bigras, Sophie Dargy

Représentations du 04/03/2009 au 07/03/2009 (Espace Geordie, 4001 Berri, Montréal)
Durée de la pièce 0 minutes

Mot du metteur en scène
La courte pièce est une forme théâtrale que j’affectionne tout particulièrement. Et David Ives est sans conteste un maître de cette forme. Ses Variations sur un temps (« All in the timing ») sont un petit bijou qu’on a souvent vu au Québec. Un peu moins connu, son Degas, c’est moi, un véritable chef d’œuvre dans le genre à mon avis. J’ai complété la soirée avec une pièce de Fredéric Blanchette: Gilles. Vous y verrez sans doute une certaine parenté avec David Ives. Finalement, La création de l’Univers avec Michel et René, une pièce co-écrite avec Olivier Morin que je n’irai pas jusqu’à commenter. Ce serait de mauvais goût.

J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec ce groupe d’acteurs et j’ose espérer que vous en aurez autant à voir le spectacle que nous en avons eu à le préparer.

Serge Mandeville

Synopsis
Au théâtre, ce soir, un collage qui vous fera décoller…
Des textes de David Ives auxquels viennent se greffer 2 autres courtes pièces du même genre, d’auteurs différents.
Quand l’amour flirte avec l’humour et le rythme.
Être ou ne pas être… là, quand il faut, au bon moment et au bon endroit.
Voir les choses sous un autre angle, oublier le temps.
Revivre une scène à la manière du « jour de la marmotte »…
La vie où l’absurde n’a rien à envier au rationnel.
Où tout est possible, grâce aux variations du temps.
Un humour grinçant, décapant teinté de dérision.
La vie qui passe et repasse, et ressasse…
Laissez-vous transporter par ces personnages intenses et convaincus, comme l’est Serge Mandeville, le metteur en scène de ce spectacle.

Pascal Delorme

 Coin St-Laurent
de Collectif d'auteurs
mise en scène de Martin Desgagné
avec Annie Roy, Christiane Paillé, Giulio Fioravanti, Marie Olscamp, Marie-Pierre Lefebvre, Sandra Fournier, Stéphane Brodeur

Représentations du 11/03/2009 au 14/03/2009 (Espace Geordie, 4001 Berri, Montréal)
Durée de la pièce 0 minutes

Mot du metteur en scène
Lorsque j’ai rencontré pour la première fois les membres de cette joyeuse équipe de création, je leur ai demandé ce qui les amenait à faire partie de la troupe du Cadavre Exquis. Leur motivation principale? Vous! Le goût de vous rencontrer!

Dès lors, je savais que nous allions travailler dans la même direction.

C’est donc en pensant à vous que nous avons fait converger nos imaginaires, que nous avons réuni nos énergies, que nous avons, en somme, concocté cette soirée de rencontre par le théâtre.

Le moment tant attendu étant arrivé, laissez-moi cher public vous présenter ces comédiennes et comédiens passionnés. Comédiennes et comédiens passionnés, je vous présente votre public. Que cette rencontre unique reste gravée dans nos mémoires sous la rubrique : Rencontres authentiques!

Martin Desgagné

Synopsis
Au fil des lectures, des analyses de texte, des récoltes, des marches dans l’espace, les personnages prennent forme lentement, se dessinent, se précisent. Nous sommes prêts à nous lancer dans cette aventure, dirigés par notre guide, Martin, sans trop savoir à quoi ressemblera la destination.

Ce soir vous découvrirez ces personnages en faisant de courtes incursions dans leur vie.
Tous cachent un désarroi, une solitude qui s’accentue avec les monologues des personnages qui basculent dans une détresse certaine. Tous tentent de défendre farouchement les rares éléments de leur vie qui leur apportent un répit dans cette détresse.
Tous vous donnent rendez-vous sur le boulevard Saint-Laurent, surnommé « La Main ». Cette artère colorée et bigarrée, où la décadence et la fête côtoient les drames itinérants, regorge de secrets bien gardés.

À quelle hauteur? À quel(le) auteur(e)? À quelle époque?

Sainte-Catherine et Saint-Laurent, un stationnement nous permet d’installer une roulotte pour les préparatifs du 365e anniversaire de Montréal!
Saint-Laurent coin Prince-Arthur, heure de pointe, la folie des files de voitures immobilisées.
Intersection Rachel, voilà 50 ans… Vous venez d’où ? Et vos parents?
Le cosmopolite Mile-End. Que peut-il bien se passer ce soir derrière cette façade, au troisième étage, coin Saint-Viateur?
Il existe une Avenue Somerville à Montréal, plus précisément, il y a le 17, Avenue Somerville. Pour y aller, prenez Saint-Laurent vers le Nord, jusqu’au bout. Vaut mieux avoir une auto pour s’y rendre et de l’argent pour y rester. Pourtant, bien que parvenus, ceux qui y logent semblent un tant soit peu s’y chercher…

Les textes percutants, frôlant l’absurdité, nous amènent à des frontières un peu floues où le rire enrobe le drame, où le grave côtoie le dérisoire.

Merci Martin de nous avoir permis de faire ces rencontres particulières.

Christiane Paillé, avec la collaboration de Marie Olscamp et Annie Roy