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Spectacles saison 2005 - 2006
Repères  | | Douze femmes en colère | de Reginald Rose mise en scène de Stéfan Perreault avec (Numéro 5) (Numéro 8) (Numéro 12) (Numéro 9) (Numéro 10) (Numéro 7) (Numéro 4) (Numéro 3) (Numéro 11) (Numéro 6) (Numéro 2) (Numéro 1)Andrée Charbonneau, Annick Terral, Carolann Grilli, Céline Cossette, Christiane Paillé, Geneviève Besner, Isabelle Dallafior, Isabelle Marjorie Tremblay, Julia Delrieu, Marie-Eve Pettigrew, Mélanie Desrosiers, Véronique Bessette
Représentations du 24/04/2006 au 21/05/2006 (Espace Geordie) Durée de la pièce 130 minutes Mot du metteur en scène Je suis particulièrement fier de faire partie de cette magnifique troupe qui, il y a six ans, comme une semence en terre, germait déjà dans le jardin de mon imagination. Il y a trois ans, fatigué de combats incessants manés afin d'obtenir une maigre pitance ou mieux encore, des miettes que nos décideurs osent encore appeler une subvention aux compagnies de théâtre dites « professionnelles », je décidai - avec l'aide de madame Drouin et de monsieur Carrières - de mettre sur pied une troupe qui, parallèlement à ma carrière d'acteur et de metteur en scène « professionnels », serait composée d'amateurs de théâtre, novices ou avancés.
Une troupe qui s'autofinancerait et qui vendrait assez de billets pour subvenir à ses propres besoins.
Un endroit de liberté, de création et d'amour envers notre art, bien sûr, mais également envers les personnes qui le créent.
Une troupe dont les membres chériraient une passion commune : celle de se dépasser tout en se serrant les coudes et en s'épaulant les uns les autres.
Une troupe composée d'amateurs au sens noble du terme.
Une troupe dont les membres participeraient à absolument tout ce qui entoure la production du spectacle : décors, costumes, vente de billets, etc.
Une troupe où les acteurs auraient l'obligation de se respecter et de respecter leur fidèle public, sans lequel ils ne peuvent assouvir leur magnifique passion du jeu et du théâtre.
Je suis ému de constater qu'aujourd'hui, après beaucoup d'efforts et aussi de plaisir, ce microcosme qu'est le Cadavre Exquis est en train de devenir un enfant en santé, en pleine possession de ses moyens, autant au niveau financier qu'artistique.
Nous rêvons à long terme de posséder notre propre petite salle pour pouvoir y répéter et jouer selon nos besoins et nos envies et, par le fait même, y expérimenter l'art théâtral.
C'est avec fierté que j'accomplis mon travail de jardinier de l'imaginaire et de défricheur de mots, de situations et d'émotions. Merci à toute l'équipe pour la confiance et le travail réalisé avec tant de cour. Mes amis, je suis fier de vous côtoyer et de faire du théâtre avec vous..
Merci beaucoup et bon théâtre aux acteurs et aux spectateurs ! Synopsis Reginald Rose et Twelve Angry Men
Auteur new-yorkais rendu célèbre, dès les années 1950, par ses séries télévisées, ses scénarios et ses pièces où transparaissent des préoccupations sociales évidentes (rejet du racisme, importance de l'engagement civique), Reginald Rose (1920-2002) connaît la consécration avec Douze hommes en colère en 1954. Fort de son expérience comme juré dans une cause de meurtre sordide ayant donné lieu à des débats enfiévrés huit heures durant, il restitue avec soin l'atmosphère étouffante d'une salle de délibérations en esquissant le portrait d'individus aux motivations bien diverses. Ce téléthéâtre adapté pour la scène sera porté à l'écran en 1957 par Sidney Lumet, avec Henry Fonda dans le rôle du juré réfractaire à la condamnation hâtive d'un tout jeune Portoricain soupçonné du meurtre de son père, et donc passible de la peine capitale. Touchants de maladresse ou de candeur, mesquins ou généreux, pragmatiques ou véhéments, superficiels ou consciencieux, engoncés dans leurs préjugés ou résolument altruistes, prompts à condamner ou en proie au doute, les membres du jury verront la quête d'un verdict unanime se transformer en parcours du combattant. Dans le feu de l'action, les masques tombent et, de saute d'humeur en querelle ouverte, les protagonistes se révèlent à eux-mêmes ou résistent de toutes leurs forces à la tentation de la vulnérabilité. Nul ne sortira indemne de cette confrontation avec ses vieux démons ou ses craintes inavouées tant l'exercice d'un devoir en apparence banal se révélera épineux et la recherche de la Vérité, illusoire. Isabelle Dallafior  | | Les Femmes Savantes | de Molière (Jean-Baptiste Poquelin) mise en scène de Stéfan Perreault avec (Martine (servante de cuisine), L'Épine) (Henriette, fille de Chrysale et de Philaminte) (Armande, fille de Chrysale et de Philaminte) (Chrysale, bon bourgeois) (Trissotin, bel esprit) (Bélise, soeur de Chrysale) (Ariste, soeur de Chrysale) (Vadius (savant), Le Notaire, Julien) (Philaminte, femme de Chrysale) (Clitandre, amant d'Henriette)Andrée Charbonneau, Annie Roy, Frédérique Laliberté, Jacques Lefebvre, Jean-Philippe Denis, Julie Garceau, Marie-Eve Pettigrew, Sébastien Bougie, Véronick Raymond, Vincent Barrat
Représentations du 24/04/2006 au 21/05/2006 (Espace Geordie) Durée de la pièce 100 minutes Mot du metteur en scène Voir Les Douze Femmes en Colère Synopsis Molière et Les Femmes savantes
Comment résumer en quelques lignes l'ouvre et la vie de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière ? Une revue de la littérature sur l'homme et ses pièces donne le vertige aux plus passionnés d'entre nous. Plus le temps passe et plus le mythe croît, avec son lot d'interrogations et de polémiques. On se demande même, depuis plus d'un siècle, si Molière a écrit toutes ses pièces. Le chercheur Dominique Labbé, dans Corneille dans l'ombre de Molière ?, attribuait récemment la paternité de la plupart d'entre elles à Corneille.
Les Femmes savantes est au cour de la tourmente. Molière ne l'a peut-être pas écrite - notez le peut-être ! - mais « tous les beaux esprits de la postérité », comme le dit la pièce, en vantent les mérites depuis longtemps. Nous devons bien reconnaître, au moins, que le brillant homme de théâtre, a consacré sa vie à son art : il a géré de main de maître ses troupes, écrit, interprété et monté maintes pièces et, surtout, il a réussi à obtenir l'appui de la Cour en d'innombrables occasions, sans quoi ces (ses?) textes ne nous seraient probablement jamais parvenus.
Représentée la première fois à Paris sur le Théâtre de la salle du Palais-Royal, le 11 mars 1672, Les Femmes savantes continue d'être jouée autant sur les prestigieuses scènes du monde que dans les salles de classe. Fidèle au style qu'affectionnait Molière, cette comédie en cinq actes nous présente un explosif mélange d'amours (au pluriel) et de science (résolument au singulier!). Les revendications féminines - et les dames - y passent un mauvais quart d'heure. Les prétentions masculines - et ces messieurs - ne sont guère mieux traités. Ce texte riche et fascinant permet toutes les interprétations et toutes les mises en scène : c'est le parti de l'humour que nous prenons aujourd'hui, en nous moquant autant des pédants que de nous-mêmes ! Véronick Raymond
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