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Spectacles saison 2003 - 2004
Repères  | | La Cantatrice Chauve | de Eugène Ionesco mise en scène de Stéfan Perreault avec (Le Pompier) (Madame Martin) (La Bonne) (Monsieur Martin) (Madame Smith) (Monsieur Smith)Annick Terral, Frédérique Laliberté, Marie-Claude Dufour, Pierre Hupin, Véronick Raymond, Vincent BarratReprésentations du 10/05/2004 au 12/05/2004 (Cégep de Rosemont) Durée de la pièce 100 minutes Mot du metteur en scène Eugène Ionesco est né le 26 novembre 1909 à Slatima (Roumanie). Son père est un avocat roumain et sa mère est française. Il passe son enfance en France jusqu'à l'âge de treize ans.
Puis, en raison du divorce de ses parents, il retourne à Bucarest vivre avec son père. Il réalise de brillantes études secondaires, puis poursuit ses études supérieures et devient professeur de français.
Il se marie en Roumanie avec une étudiante en philosophie en 1936.
En 1938, en raison de la montée du fascisme, le couple vient s'installer en France. Eugène Ionesco travaille à une thèse sur " Les Thèmes du péché et de la mort dans la poésie française depuis Baudelaire ".
Sa première pièce, La Cantatrice Chauve, est créée en 1950. La pièce est accueillie froidement et déroute la critique conservatrice.
Il en sera de même pour les suivantes : Les Chaises (1952), Victimes du devoir (1953), Amédée ou Comment s'en débarrasser (1954).
Les salles restent vides. Mais un cercle d'admirateurs commence à se créer : ils saluent ce comique né de l'absurde où l'insolite fait éclater le cadre quotidien.
L'absence d'intrigue, la dégradation du langage, le non-sens, considérés d'abord comme des provocations, assurent peu à peu à Ionesco la notoriété d'un auteur d'avant-garde.
Ionesco crée le personnage de Bérenger, son double, dans Tueur sans gages (1959) ; on le retrouvera dans Rhinocéros (1958) et Le roi se meurt (1962).
C'est en 1960 que Jean-Louis Barrault crée Rhinocéros à l'Odéon. C'est la consécration pour Ionesco.
En 1965, c'est la création, à la Comédie française, de La Soif et la Faim, suivie, 5 ans plus tard, par celle de Jeux de Massacre.
En 1970, Ionesco est reçu à l'Académie française.
Il écrit, en 1972, Macbett, une de ses dernières pièces.
Ionesco est mort le 28 mars 1994. Synopsis Comment un écrivain déjà connu ne fréquentant le théâtre qu'à reculons devint le dramaturge le plus joué!
Vers 1950, Eugène Ionesco voulut apprendre l'anglais. Sa rencontre fortuite de la méthode d'apprentissage appelée Assimil ("Le plafond est en haut, le plancher est en bas") fut un déclencheur involontaire. Les platitudes, les lieux communs, les invraisemblances lui inspirèrent des personnages qu'il caricatura à peine.
Prenant plaisir à l'exercice, il en résulta une pièce : La Cantatrice Chauve. À mesure que la pièce se déroule, l'information devient de plus en plus dense, mais la communication se détériore. Pierre Hupin  | | La Leçon | de Eugène Ionesco mise en scène de Stéfan Perreault avec (L'élève) (Le professeur) (La bonne)Dominique Lafrance, Jacques Lefebvre, Marie-Claude DufourReprésentations du 10/05/2004 au 12/05/2004 (Cégep de Rosemont) Durée de la pièce 50 minutes Mot du metteur en scène Voir la Cantatrice Chauve Synopsis La leçon est un drame comique, dit son auteur.
Drame? Oui, celui de la connaissance: à acquérir, à maîtriser et à transmettre. Celui de l'amour: l'inspirer, le forcer. Celui des relations avec autrui : séduction, violence, sécurité.
Comédie? Vieux trucs de prof, vieilles ruses d'élève, étrange bonne. Des situations d'apprentis-sage incongrues. Un délicieux et délirant mélange du général et du particulier. Avec, chez chacun des personnages, une forme de perversité.
Finalement, réussis et fructueux, ces apprentissages? Vous verrez, Ionesco nous amuse et nous trouble. Jacques Lefebvre  | | Jacques ou la soumission | de Eugène Ionesco mise en scène de Stéfan Perreault avec (Jacques) (Jacques père) (Demoiselle) (Roberte mère) (Roberte père) (L'acheteur) (Jacques mère) (Jacqueline) (Jacques grand-mère) (Jacques grand-père) (Demoiselle)Andrée Charbonneau, Anne Girard, Annie Roy, Carole Asselin, Céline Cossette, Isabelle Dallafior, Julie Garceau, Marie-Claude Savard, Marie-Eve Pettigrew, Mélanie Desrosiers, Véronique BessetteReprésentations du 19/05/2004 au 20/05/2004 (Cégep de Rosemont) Durée de la pièce 50 minutes Mot du metteur en scène Voir la Cantatrice Chauve Synopsis "Où il n'y a pas d'humour, il n'y a pas d'humanité (…) il y a le camp de concentration."
Eugène Ionesco, Notes et contre-notes
Seule ombre au tableau d'une famille engluée avec bonheur dans le respect aveugle de la tradition, Jacques le rebelle bouscule allègrement l'ordre établi. Ce rejet de l'autorité sous toutes ses formes rappelle la propre résistance de l'auteur, prompt à s'insurger contre le conformisme ambiant. Très tôt en effet, Ionesco a brandi l'étendard de la révolte en réaction aux dérives d'un père qui, non content d'abandonner sa famille en France à la suite d'un divorce obtenu subrepticement dans son pays natal, chercha plus tard à imposer à son fils une voie toute tracée sans égard pour les ambitions littéraires de celui-ci et se laissa séduire par le chant des sirènes fascistes en sol roumain.
Mais là où il parvient à s'affranchir d'une tutelle pesante, son protagoniste, emmuré par les siens dans un univers de contraintes saugrenues, peine à obtenir gain de cause. Il en résulte une quête perpétuelle d'un " monde transfiguré ", sur fond de sursauts et d'élans libérateurs, où la jeunesse dispose encore de " réserves lumineuses1 "; un capital grugé peu à peu sous l'effet des compromissions, des lâchetés et des dérobades quotidiennes. Isabelle Dallafior  | | L'avenir est dans les oeufs | de Eugène Ionesco mise en scène de Stéfan Perreault avec (Jacques) (Jacques père) (Demoiselle) (Roberte mère) (Roberte père) (L'acheteur) (Jacques mère) (Jacqueline) (Jacques grand-mère) (Jacques grand-père) (Demoiselle)Andrée Charbonneau, Anne Girard, Annie Roy, Carole Asselin, Céline Cossette, Isabelle Dallafior, Julie Garceau, Marie-Claude Savard, Marie-Eve Pettigrew, Mélanie Desrosiers, Véronique BessetteReprésentations du 19/05/2004 au 20/05/2004 (Cégep de Rosemont) Durée de la pièce 40 minutes Mot du metteur en scène Voir la Cantatrice Chauve Synopsis Voir Jacques ou la soumission Isabelle Dallafior
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